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28 mars 2014 / avec1o

Le Vat Phu Champasak

Il est, à 12km de Champasak, un temple d’architecture khmère et de religion hindouiste, le Vat Phu Champasak. Au pied de la colline du Phu Kao, on dit de lui qu’il est un temple montagne.
Je suis partie de Paksé le matin, sac à dos sur les épaules, direction le marché, pour choper un jumbo collectif qui me mènerait à la ville de Champasak. Entre les sacs de légumes, les ustensiles de cuisine, le kilos de riz, nous sommes confinés à l’arrière du transport local et parcourons les 38km qui nous séparent de notre destination en une bonne heure de route, déposant des laotiens sur le parcours de leur retour de marché.
Le but est de louer un vélo et de me rendre le plus vite possible sur le site du temple pour aller notamment le croquer. Chose faite : sous un soleil de plomb, sur un vélo bien déglingué, il me faut bien trois quart d’heure pour y arriver. J’ai lu dans tous les guides que ceux qui avaient vu Anglor ne retrouveraient pas la splendeur du site cambodgien. Je suis allée 5 fois sur le site des temples d’Angkor, et je ne suis pas d’accord.
À première vue, sous un ciel voilé au milieu de rizières grillées, on peut penser que ce n’est pas le bon moment pour le visiter, qu’on s’est trompé de période. Peut être… Il n’empêche! Les frangipaniers (la fleur s’appelle la pluméria, je l’ai appris cette semaine) sont couverts de fleurs jaunes et blanches, ils sont gigantesques, et tels les fromagers sur le Ta Prohm, ils ont repris leurs droits sur la pierre, la déstabilisant, la déchaussant, la remaniant. C’est tout simplement magnifique. Peu de monde sur le site, autre avantage, j’en fais lentement le tour. C’est un temple montagne, il a été construit à flanc de colline pour rendre hommage à au point culminant, le Phu Kao, identifié dans l’antiquité à un Linga, symbole phallique de Shiva (d’où sa réputation de montagne sacrée). Il faut donc faire l’effort de parcourir les plusieurs centaines de mètres qui longent le baray, le bassin, puis gravir les nombreuses marches asymétriques et bien abîmées pour accéder au temple de l’étage supérieur. Peu de vestiges, ou peu d’accès car ils sont en train de le rénover, mais tout ce qui est là et visible est d’une très grande qualité de conservation. Fleurs d’hibiscus qui s’invitent à la fête, crocodile empreint dans la pierre, système de récupération d’eau de source… On le sent paisible sur sa montagne, on s’y sent bien.
Je vais rencontrer quelques personnes, curieuses de me voir crayons en main. Nous sommes unanimes, le temple remplit toutes ses promesses.
Un musée à l’entrée demande à être visité, et non seulement je le trouve beau, mais je rencontre, en plus, un dessinateur professionnel venu faire les croquis des pièces retrouvées lors des fouilles de la ville ancienne. Un chouette moment offert de partager un peu de sa passion.
Le temps de retrouver ma bicyclette et alourdie de deux dessins supplémentaires, je repars les fesses endolories mais absolument ravie.

 

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