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26 mars 2014 / avec1o

Le plateau des Boloven

À mobylette! Des Honda 100cc pour être précise. Le plateau des Boloven est réputé pour son climat agréable, ses cascades spectaculaires, son sol fertile et son excellent café. Le plateau était peu exploité avant que les français commencent à planter des caféiers, des hévéas et des bananiers au début du XXème siècle… Bon, ça c’est dans les guides. Dans les faits, il s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres carrés et peut se parcourir de différentes façons. Nous avons opté pour une version longue, pas tout de suite, parce que nous avions quelques inconnues, notamment par rapport à l’état des routes, à la fatigue occasionnée, au temps passé sur les sites remarquables…
Premier jour et 95 km à la clef. De Paksé nous prenons la direction de Tad Lo, avec un stop au village de Paxhuam, où coule une cascade modeste et où l’habitat traditionnel est mis en avant et expliqué. Nous sommes partis tard, et même sans arrêt déjeuner, nous arrivons en fin d’après midi à Tad Lo, nous étant un peu fourvoyés en cherchant longtemps une cascade asséchée (pour cause de saison sèche), la Tad Suong. Le village de Tad Lo est petit et charmant. Il s’est construit autour de la rivière, et doit son nom à la cascade intermédiaire entre la Tad Suong et la Tad Huang. C’est dans celle ci que, cherchant à nous baigner pour nous rafraîchir de la journée, nous faisons la rencontre surprenante et très belle, de deux éléphants et de leurs maîtres en train de les laver. Nous sommes loin d’être les seuls au spectacle, visiblement, comme le lever du roi en son temps, la baignade des éléphants mobilise le peuple! Impressionnant de voir comment d’un simple coup de poing sur sa tête, l’éléphant plonge de l’avant acceptant l’apnée brève pour être débarrassé de sa terre. Mais quand il sort de l’eau, quelle masse! Et en même temps, quel animal pataud… (J’adore les éléphants…!). Nous finissions notre journée à nous baigner sous la Tad Lo en regardant les enfants en sauter, puis autour d’un délicieux dîner au bord de l’eau avant de nous endormir, presqu’au milieu de la basse cour dans des cabanes de paille rudimentaires, en ayant pris la décision de pousser un peu plus loin la boucle sur les deux jours à venir…

Deuxième jour, 175km… Départ de Tad Lo non sans s’être régalés du café fraîchement moulu , cultivé sur le plateau. On s’arrête dans le village de Ban Kok Pung Tai, un village Katu au mode de vie encore très traditionnel, les maisons étant construites en cercle dans le village, autour de la place centrale. Ils ont la particularité de construire leurs cercueils de leur vivant, on aurait dû pouvoir en voir sous les maisons. Concrètement, on a vu beaucoup de café à sécher sur des nattes ou à même le sol, des animaux évoluer librement dans le village, des femmes fumer la pipe à eau, de jolis jardins verts et bien entretenus. Longue route sans arrêt jusqu’à Sekong, puis changement de cap, direction Attapeu, où nous guettions un croisement qui devait nous ramener sur Paksong. Sur la route la chute de Katamkok, que nous mettons du temps à trouver et qui nous laisse un brin déçus dans la mesure où nous ne pouvons nous en approcher et donc nous laver de la poussière qui nous recouvre, la route étant en construction sur ce tronçon… Un vrai bonheur de conduire sur ces sols de terre battue, plus ou moins sableuse! On ne se laisse pas décourager, et c’est dans une rivière en contrebas d’un pont que nous nous baignons. Encore un de ces beaux moments simples improvisés et bénéfiques! Finalement arrêt à Paksong en fin d’après midi pour y passer la nuit. Ils y font de délicieux barbecue, on n’avait pas envie essayé, c’est l’occasion!

Troisième jour, et divergence de projets… 50km pour moi, plus d’une centaine pour Sophie et Laurent qui décident de visiter le Vat Phu Champasak dans la foulée de ces trois jours. On visite ensemble la Tad Fan, là encore frustrante parce que loin et non accessible, puis c’est au tour de la Tad Champee de nous offrir son beau panorama. On peut passer derrière la cascade, à ses pieds, un bassin dans lequel on peut nager, une végétation riche et dense, peu de monde. C’est à ce moment là qu’on se sépare, je reste pour la croquer, m’y baigner, traîner et (mais je ne le savais pas envie) faire ce belles rencontres. Début d’après midi et retour par la nationale à Paksé, pour y croquer une maison penchée. En soirée, au moment de se retrouver, on en a plein la peau des couleurs de nos journées ensoleillées, on en a encore plein les yeux de tous les paysages traversés. Et pour vraiment qui veut, trois jours ne sont que le minimum syndical, il y a vraiment du temps à y passer sur ce plateau des Boloven!!

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