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1 mars 2014 / avec1o

Beijing

Beijing, quatre jours tout en contraste.
La pollution en Chine, ce n’est pas du pipeau, mais vraiment pas. Dans le train entre Shanghai et Beijing, j’ai rencontré un charmant chinois qui semblait tellement navré pour moi d’avoir si mal choisi mes dates. J’ai compris en y mettant les pieds. Brume épaisse, brouillard de pollution… Successivement, j’ai donc admiré la cité interdite, le temple des lamas, le temple de Confucius et la grande muraille de Chine dans la grisaille désagréable qui pique la gorge et les yeux, en plus de donner mal à la tête. Pas que je n’aurais pas eu le courage d’aller courir, mais ça aurait été suicidaire. Première fois de ma vie que je prenais conscience de cette nuisance, qui, tellement elle est conséquente ici, se voit.
Je ne vais pas dire que je m’en réjouis, loin de là, car quand il m’est donné de comparer avec la splendide journée que nous avons eue jeudi, j’ai même quelques regrets. Mais c’est une vraie leçon. Il paraît que ce pic a lieu l’hiver, quand les millions de chauffage se mettent en route. L’énergie utilisée en Chine est fossile, c’est du charbon… Retour en arrière, mais l’échelle est bien plus grande. Le parc automobile n’est pas innocent dans tout ça.
Tout est tellement vaste, tellement difficile d’accès, en Chine en général.
J’ai fait des dizaines de kilomètres dans cette capitale, parcourant les hutongs, petites ruelles dans des quartiers de maisons sans étages. Certaines sont absolument touristiques, d’autres sont seulement sales et pleines de vieilleries poussiéreuses. J’y ai d’ailleurs croisé de drôles de véhicules. En voici un échantillon.


J’ai plongé dans des musées, le très beau china art museum notamment, dont les murs sont couverts de peintures chinoises, je me suis réchauffée dans les cafés…
Je n’ai pas dessiné, c’est un comble, mais le temps ne le permet pas vraiment. Juste quelques croquis, tout juste… Par contre, j’ai acquis matériel et idées.
Le dernier jour, je me suis délectée des très belles couleurs des tuiles du temple du ciel, dans le calme, pour une fois, du moins dès que je me suis écartée des sentiers battus. Encore une fois, le chinois est grégaire!
C’est un monde de contrastes la Chine, on sent l’authenticité du berceau culturel, scientifique qu’elle a été, et en même temps, tellement de faux, de superficialité, dans ce pays aux 14 milliards d’habitants! Beijing à elle seule en compte 17 millions.

2 commentaires

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  1. Jorge / Mar 3 2014 5 h 51 min

    Coucou Lorette,
    Voilà qu’en te lisant je regrette que tu aies, d’une part connu cet avenir qui nous attend avec les pollutions déjà si prononcées là bas (tout comme au Mexique), et ensuite que tu n’aies pu explorer ton talent de dessinatrice tranquillement.
    Peu importe, le temps a passé, il ne revient pas et ne se retourne même pas. Il ne nous reste alors plus qu’à le regarder s’éloigner…
    Mais, tu parles matériel et là, je me réjouis. Ils ont par là bas de très bons et merveilleux pinceaux qui peuvent faire des merveilles. Encore faut-il que notre âme parle le même langage qu’eux !
    J’ignore si ceux qu’on achète par ici sont d’aussi bonne qualité mais en tout cas ceux de là bas comportent un brin d’histoire, celle d’une jeune et jolie fille qui s’est aventurée en Chine.
    Arghhh… S’ils pouvaient alors me raconter son histoire…
    Si cela ne te fait pas trop lourd, prends ce que tu peux car tu ne seras jamais aussi bien servie que là bas dans ce domaine. Par contre, les pinceaux, ne l’oublie jamais, aussi bien là bas que tout part ailleurs, sont et restent un matériel très personnelle et intime. Lors du choix de ceux là, ce sont en fait eux qui te choisissent et non l’inverse. Tu dois ressentir un je ne sais quoi de particulier en en tenant l’un et pas l’autre. Ce « n’importe quoi » a une explication un peu longue pour te la décrire ici mais réelle et absolument à vivre. C’est pour toi, le moment de ce ressenti intime et émotionnel…
    Cette conjonction avec « tes » pinceaux qui t’attendent.
    En attendant de te revoir, avril me semble si loin…
    Samedi je penserais particulièrement à toi.

    Je t’embrasse très fort et prends bien soin de toi et de ta santé. Attention à ce que tu respires…

    • avec1o / Mar 5 2014 14 h 27 min

      Coucou Jorge,
      Il est bien question de pinceaux en effet (peut être pas assez cependant, mais ça dépendra de la fin de la semaine, en terme d’encombrement…), de papiers un peu, de matière et d’idées surtout. Il me faudra de l’espace et sûrement un peu plus de matériel pour mettre en œuvre… Et puis, je maintiens, j’ai la ferme résolution de prendre des cours de dessin en rentrant, et avec toi, toi seulement. Et puis, ça tombe bien, parce que dès le mois d’avril je reviens sur Roanne pour travailler 5 mois au moins. Avril n’est plus loin…
      Je t’embrasse bien fort
      Lorette

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