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16 juillet 2013 / avec1o

THAÏLAND / CAMBODIA 2007 (1)

1Pour mon premier dessin, je me pose à l’une des nombreuses entrées du Wat Chedi Luang.

Il est 16h45 quand je l’attaque le 22 novembre, je sais que j’ai peu de temps devant moi. L’atmosphère et douce, presque fraiche. Daïmon, chauffeur de touk touk venu de Bangkok pour travailler, me raconte que l’arbre a 250 ans.

De ce que j’en entends, on l’appellerait le Yanti Tonnyang. En tous les cas, il est splendidement majestueux. Je suis donc obligée d’apporter une deuxième étape à ce croquis. Retour donc après les cours, il est 16h50 et je compte bien le finir. Le crayon s’envole, la main se libère…

Win, jeune thaï qui travaille à la rénovation du temple me confie qu’il y a 15 ans, ils ont coupé la tête de l’arbre, qui a repoussé depuis.

En voilà le résultat.

Le vent souffle, refroidissant sérieusement l’air.

Nous sommes le 23 novembre. Ce soir, c’est la fête de Loh Kratong, la lumière des feux d’artifice et des bougies va éclater de tous les côtés.

Au tout départ, je cherchais la galerie.

J’avais erré à la recherche d’un lieu d’inspiration, et puis à défaut de dénicher l’Endroit. J’ai opté pour aller admirer les laques et les œuvres à la cendre qui étaient exposées à la Jaeng Muang Gallery. Là encore, j’ai cru à l’échec, j’ai du explorer à peu près une dizaine de rues parallèles, les informations que j’avais étaient floues. Finalement j’ai fini par trouver l’affichage et la porte… close ! Réouverture de l’exposition à 16h. Frédérique m’avait dit que la maison était magnifique, avec une très belle cour intérieure. Je l’ai regardée de l’extérieur, et même du dehors elle avait quelque chose. L’endroit était calme, j’ai décidé de m’y poser. Peu de personnes  m’accompagner sur ce dessin si ce n’est une étrangère qui m’a demandé l’autorisation de ma photographier. Of course, no problem.

Bien sûr, elle ne m’a pas dit ce qu’elle en ferait, je ne lui ai pas demandé, ce n’était pas mon problème.

 

J’allais à la gare acheter mon billet pour Bangkok. J’avais tracé mon itinéraire, de façon à passer par le CCF de Chiang Maï… jamais trouvé !

Sur ma route, un superbe jardin, panneau signalétique d’un hôtel, pas du centre culturel français. Mission à accomplir, réalisée !

Le carnet dans le panier, bien décidée à dessiner. Obstinée, je continue de chercher. Décidément ce jardin m’attire. Superbe hôtel, arbre majestueux, je m’y pose. Pour une courte pause car les moustiques attaquent à mesure que le soleil se couche. Et puis rendez vous entre français à honorer. Alors je remets ça le surlendemain.

Le personnel est intrigué, vient me questionner, m’inviter. Alors que je mets mon dernier coup de crayon, l’hôtesse d’accueil est sommée de me faire visiter l’intérieur de la maisonnée. J’apprends que le nom de l’hôtel est celui de l’arbre, âgé de 43 ans seulement. Intérieur cossu, piscine, salon de thé, tout y est. Personnel curieux de mes autres croquis, en échange d’un lemongrass tea trop sucré.

Il est temps pour moi d’enfourcher mon 2 roues vers d’autres réalités.

Quel agréable moment partagé.

 4

Lundi matin, 2ème vrai jour de « vacances ». En transit pour Bangkok par le train de nuit de 14h50. L’idée est de boucler le sac pour libérer la chambre et de me poser sur une table de l’entrée pour croquer ce « remarquable » carrefour.

Et puis trop de choses, trop de volume, trop de poids…

Obligation de repenser mon paquetage. Donc d’aller acquérir un autre contenant. Du coup je perds du temps. Alors Stangkto rouge en direction de la railway station et black coffee pour payer mon emplacement. Dérisoire rétribution d’une chaise occupée pendant 2heures. Vagues quasi incessantes de touk touk, stangktos, motos, bus, 4×4 pour y déverses des futurs voisins de wagons. Le moment est agréable. Un couple mixte occupe pratiquement la table voisine. Lui compte et recompte, elle attend, intéressant… Asiatique dévouée, non contrariante, patiente, respectueuse…

14h, l’heure d’un riz frit. Hâte de monter dans ce train.

 5

C’était couru d’avance !

6 mois de bon voisinage, ça laisse des traces !

C’est relâche ce matin, la seule obligation que nous avons avec Pierre est d’aller déjeuner à PSE, il passe me chercher à 11h30.

Alors sitôt le petit déjeuner avalé, je vais prendre le café au boui boui du coin.

Curiosité pour les motos doubts. Ils me donnent l’impression quand ils s’arrêtent un long moment, d e n’avoir finalement rien d’autre à faire. Chacun y va de son commentaire sur ce qu’il reconnaît de ce qui est en train de naître à mesure que je noircis la feuille. Et puis les garçons du resto s’affairent et débarrassent les tables du matin sur la terrasse. Les chaises sont empilées, les tables pilées… je gêne !

J’implore de pouvoir au moins garder la chaise, à défaut de faire reposer le carnet sur un plan dur. Ça ne lui plaît pas bien, ce n’est pas dans les habitudes. Mais je gagne ! La fille du téléphone est toute timide. Les hommes se marrent de la voir esquissée.

1500 Riels pour le café. Je ne peux pas résister à aller maintenant re-sentir le phsa. Tant pis, Pierre attendra.

 6

Nous venons de passer 3 jours et demi à temps plein ensemble. Cette collaboration s’achève juste, c’est jeudi. J’ai donc l’après midi devant moi. Je passe la guest à la loupe à la recherche de l’Endroit, du point de vue qui ne laisse pas d’autres choix. C’est ainsi que je me retrouve assise sur un des 2 petits lits / divans de la terrasse du 2ème étage. Le soleil tape fort dans mon dos. « Hello ! » 3 ou 4 fois au passage des différents locataires de l’instant (sauf aux 2 allemands, voisins bruyants et suspects… mais que trafiquent-ils ?). Et puis ma petite hôtesse me rejoint, m’interroge, et m’offre – ô surprise – comme ça, un bracelet tressé. Quelle idée ! Elle me parle d’elle, de son attachement à un français, du fait qu’elle soit contente que j’occupe les lieux. Un petit cadeau d’au revoir car je quitte la guest après demain pour 15 jours.

Vraiment ils me surprennent…

 7

C’est lorsque nous avons vainement cherché à retrouver l’atelier de Stéphane que cela m’a sauté aux yeux. Ils avaient coupé l’arbre, rénové la façade. Mon Dieu, qu’elle était belle !

Alors avant de migrer en province, je m’y suis posée. Choix d’emplacement relatif à l’orientation du soleil. Je me pose par terre. Bienveillamment, la vendeuse m’apporte un tabouret en plastique. Me voici dans les meilleures conditions possibles. Quelques coups d’œil jetés, quelques arrêts un peu prolongés. Un barang qui me complimente, le gars du magasin de tableau qui s’approche… Et puis ces enfants, insupportables, qui se chahutent, crient, se bousculent, m’agressent ! Toujours cette grand mère bienveillante qui les éloigne.

Enfin cette grand mère qui me mènera à des toilettes encombrées, notamment de toiles d’araignées, condition sine qua non de la poursuite de ce croquis.

J’enfourche mon vélo et quitte tous ces gens.

Un coup de vent !…

2 commentaires

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  1. JM / Juil 22 2013 20 h 16 min

    J’adore tes dessins (et les photos aussi mais les photos je me dis que je pourrais les faire, les dessins jamais!). Bises JM

    • avec1o / Juil 23 2013 12 h 06 min

      Merci Jean Marc…! le projet c’est d’en faire plein d’autres… il me tarde!
      on se croise en septembre au retour de la frangine? bisous

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