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1 avril 2014 / avec1o

Dernier passage de frontière terrestre…

Mais pas le plus inintéressant… Pour qui connaît un peu le Cambodge, on associe souvent, malheureusement à juste titre, ce pays au mot de corruption. Biensur que je savais à quoi m’attendre en traversant la frontière lao cambodgienne par la route. J’avais même anticipé en faisant l’acquisition de petites coupures en dollars, histoire qu’on ne me garde pas plus que le bakchich « officiel » en prétextant de ne pas avoir de monnaie.
Contre toute attente, c’est au poste frontière laotien que les hostilités commencent. Deux dollars, c’est le prix à payer pour avoir le droit de sortir. Bon… Je veux aller au Cambodge, il faut donc sortir du Laos, allons y, je glisse deux billets de un dollars. Première étape…
Deuxième arrêt, je crois que c’est le plus drôle. C’est le bureau de mise en quarantaine. Autant le Check out laotien se passait dans d’anciens wagons bleus décrépis, recouverts d’un pseudo baraquement, autant celui ci se déroule sous une simple cahute de bois ouverte à tous les vents. C’est le bureau de mise en quarantaine. Un tout petit homme (en taille!) nous invite à remplir un papier attestant de notre bonne santé, puis… nous prend la température! Véridique! Je vous explique la chose, il fait 40°C dehors, on porte tous nos gros sacs, transpirant comme jamais, et lui nous approche à quelques centimètres de la peau du cou une espèce de pistolet preneur de température… Le sketch! Tout va bien de mon coté, je n’ai que 35,7…! Mon dieu! Le pathétique dans l’histoire, c’est la demande de un dollar pour ce check up médical… par personne, ou pour trois, ça, ça dépend de notre talent de négociateurs! À ce prix là, nous recevons chacun une petite feuille jaune sur laquelle est résumé le protocole à suivre en cas de problème de santé intervenant dans les jours à venir… Ça fait cher le papier!
Enfin, dernière étape, l’obtention du visa cambodgien. 20$, c’est le prix du visa touristique. On nous l’annonce à 25, en justifiant du fait que nous n’aurons comme ça, pas de frais supplémentaire au moment de le tamponner (pipeau, faire tamponner un visa n’a jamais coûté un centime). Une française s’énerve devant, le traitant de tous les noms dans notre langue natale. Sauf que biensur, tout le monde est au courant de ce racket, et obligé de l’accepter pour passer d’un pays à l’autre. Argent facile pour un douanier…! Je dois payer deux dollars de plus, je le savais, je n’ai pas de photo. Pas qu’ils en fassent quelque chose, mais là encore, un peu d’argent à gagner sur le dos de qui ne sait pas. Pas eu le temps d’en faire faire. Pas d’énervement de mon coté, ça ne sert à rien, je suis parfois bouddhiquement fataliste. Par contre, en khmer (trop contente de retrouver l’usage de la parole locale en Asie!!!), je lui signifie que normalement le prix du visa est de 25 $ quand il s’agit de venir travailler, pas de s’y balader. Ça me vaut un sourire, un regard moins arrogant, une réponse en khmer et une discount de 2$ pour la photo… Petite victoire.
Quand on connaît ses saints, on les honore. Je commence à les connaître ces cambodgiens. Même s’ils sont agaçants parfois, j’y suis attachée, et aujourd’hui, j’ai le sourire accroché aux lèvres de les retrouver…

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