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30 mars 2014 / avec1o

Les 4000 îles

Le Mékong parcourt 4350km, du plateau tibétain à la mer de Chine méridionale. À l’extrémité Sud du Laos, les 4000 îles se laissent caresser par les eaux du Mékong, et tantôt s’étendent, tantôt disparaissent en fonction de la saison. Nous sommes à la frontière cambodgienne, il suffirait d’un rien par voie fluviale pour passer d’un pays à l’autre. La Thaïlande n’est pas bien loin non plus.
Dernière étape de ce séjour laotien…
Sophie et laurent m’ont devancée. Ils étaient arrivés sur la plus grande île, Don Kong, et avaient déménagé sur Don Daet, une des deux petites îles, plus aux sud, reliées l’une à l’autre par un pont. Il est question que je les rejoigne, mais je décide d’établir mon camp à Don Kone, sa jumelle, moins touristique et un brin plus grande. Nous nous rejoignons par hasard, eux sont en moto, j’ai enfourché un vélo. C’est la cascade de Somphanit qui nous a attirés comme des aimants. Dire que c’est le Mékong! Ça coule de partout, ça gronde… Nous sommes en saison sèche, qu’en est il quand le fleuve est gonflé des eaux de pluie? Chacun de notre coté, nous avons exploré les deux îlots et nous partageons une dernière belle soirée en terrasse. Plus que deux jours pour eux, à remonter vers la capitale. Beaux moments de partage sur cette quinzaine! Je suis plus chanceuse et bénéficie encore d’une quinzaine ou presque avant de retrouver notre hexagone… Et de trois jours sur les îles!

Je mets à profit le deuxième jour pour débaucher un français, voisin de bungalow pour partager les frais aller admirer les chutes d’eau de Khone Phapeng, les plus larges d’Asie du Sud est, « les chutes du Niagara » asiatiques!!! C’est vrai qu’elles sont impressionnantes. Nombre de touristes, mais nous les avions devancés! Belle balade, tantôt en bateau, en touk touk et à pied. Après-midi à croquer une maison coloniale. De très belles rencontres sur ce dessin, des enfants notamment, curieux et demandeurs… Je finirai d’ailleurs par un croquis de l’un d’eux. Il m’avait ramené ses cahiers de dessin, m’avait montré mes crayons et m’avait tendu une page blanche. Pas besoin de connaître la langue, sorte de langage corporel signé…

Le troisième jour, j’ai décidé de remonter le courant. J’embarque mon français avec moi, et c’est en fin d’après midi, sous un ciel couchant que nous regagnons Don Kong, la grande île du nord, mais je vous en ai déjà parlé je crois… Dans brèves de Mékong!
Enfin quatrième et dernier jour à pédaler sur la grand île, en solo, mais pas vraiment aux vues des rencontres que je fais dans les villages. Ça étonne toujours une grande blanche toute seule en Asie…! Là encore, très belle fin de journée au milieu de enfants accourant après l’école… (Cf brèves de Mékong)

J’en avais tellement entendu parlé de ces 4000 îles, j’avais presque peur d’être déçue. En fait, il m’aurait juste fallu y passer une semaine encore! J’avais l’impression d’être à l’île d’Yeu sur mes footings matinaux, j’ai pris le temps d’y dessiner, pris le temps tout court… mais pas encore assez. J’auras pu, mais comme une envie de rentrer au pays… Cambodge quand tu nous tiens!!
« Choisir, c’est renoncer », ma vie de voyageuse ne s’arrêtant pas au 1er avril, il suffira d’y retourner!

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