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21 septembre 2013 / avec1o

THAILANDE / BORNEO (MALAISIE) 2011 Sepilok

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Ça commence par le nourrisseur et son appel criard… Pas de réponse immédiate, mais pourtant, au loin, ça s’agite ! Ils s’alimentent normalement de feuilles, des fruits et de graines. Grâce à la virulence des bactéries de son intestin, le nasique se délecte de végétaux réputés non comestibles. À l’inverse, de simples fruits mûrs cueillis hors de son habitat peuvent lui être fatals. L’homme, aujourd’hui, a dans son panier des pancakes et des concombres, aliments non appréciés des macaques, ardents concurrents de gamelle des proboscis. A peine jetée sur les différentes plates formes, la nourriture est récoltée à toute vitesse et contrôlée en partie par le mâle dominant du groupe.

Ils sont marrants ces singes avec leur nez, tantôt recourbé en trompette pour les femelles, tantôt gros et tombant pour le mâle, pour qui, plus le museau est long, plus celui qui en est pourvu a de chances de séduire. Une autre corde à son arc dans son jeu de séduction est la grimace : rien de tel que de montrer les dents ou de d’avancer ses lèvres jointes en les remontant vers le nez pour faire fondre le plus insensible des singes au gros ventre (gros de trop de gazes, charmant…!). Ajoutons à cela une robe orangée, et une longue queue droite, nous aurons une représentation physique à peu exacte du très particulier proboscis.

Alors on observe, on écoute, on les voit, tour à tour essayer de chaparder une miette qui traîne, se dépouiller entre eux, petits et grands, sans distinction, se chamailler en montrant les dents, assurer la surveillance resserrée des petits (pas le droit de s’éloigner sous peine de représailles… il n’est pas venu l’

dessin des singes

heure de l’indépendance ; malgré toutes les contorsions et les subterfuges inimaginables, tu ne t’en iras pas !), nonchalamment bandant comme des ânes, sans complexe !!!

Pourtant, ils sont en danger ces singes endémiques… parce que leur habitat diminue, la forêt disparaît. L’homme est menaçant !

Ils ne sont pas les seuls habitants des lieux, on aperçoit un ou deux Horn bills (Dieu que c’est gros !), des hérons ça et là, des poissons amphibies qui s’ébattent dans la boue, des crabes – et leur patte unique – qui ont creusé leur trou, les macaques qui traînent autour, rodeurs indélicats, chapardeurs et sournois, les plantains squirrels et leur jolie robe rousse…

Changement de plate forme, changement d’espèce, on croise les gibbons (on dirait des dark wadors !) : ils ont la houppette triangulaire, les yeux plaintifs, des petites bouches grignoteuses de longs haricots verts. La mère a réussi à en chaparder quelques uns qu’elle partage  avec son petit sous les marches, elle se cache et se protège… Le jeune singe cherche à s’extraire de cette emprise, il tente des mouvements d’indépendance… réfrénés ! Certains siègent sur les toits de tôles des baraquements, on assiste à des courses poursuites, proboscis contre gibbon : ça remue ménage grave, et nous sommes dans le passage !!

La cerise ça aurait pu être ce plantain squirrel traversant devant nous au moment du départ.

Mais non, l’ultime privilège de la journée, ce sera d’apercevoir en soirée le slow louis flying lemur, le flying squirrel, une tortue, la green frog (marron d’être femelle), le flying lézard, le flying snake et la black squirrel…

D’un bref passage en terre de Sepilok…

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