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26 mai 2013 / avec1o

NEW ZEALAND 2010

 une mise en bouche sonore… à écouter absolument pour se mettre dans l’ambiance : « Paie ta lune! » dit la moule dans son parc au canari jaune de 150Kg posé « patte patte » sur la plage en train de se mettre des tuis dans le cornet…!!!

les mouettes, c'est que des branleuses...

les mouettes, c’est que des branleuses…

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c'est encore une histoire de mouette

c’est encore une histoire de mouette

Le back packer

 

Au choix, dortoir, chambre individuelle, double ou triple. Les prix varient en fonction. Couloirs de chambres alignées, étages qui se superposent. Salle commune avec coin internet, salle vidéo, salle télé, billards, flippers. Ça c’est pour le wellywood, Wellington donc. Et puis 4 grandes tables de bois massif, un grand plan de travail de cuisine, 6×2 gaz de cuisson, 2 micro ondes, 3 grille pain, 4 fours, 3 éviers, moult assiettes, fourchettes, cuillères, couteaux, 3 râpes à fromage, 3 frigos de compétition, au moins 50 casiers pour y poser provisions d’épicerie, un distributeur d’eau chaude, un lavabo pour les mains, torchons, feuilles de sopalin, multiples casseroles, poêles, moules. En pleine heure de pointe, ça sent l’huile, le beurre trop cuit, les graisses animales. Le 31 au soir, ça parlait beaucoup trop fort, ça puait le gras, il y avait beaucoup trop de gens ivres. Après le 1er, ça s’est bien calmé, le 1er, les casiers se sont vidés, les gens sont partis. Nous l’avons quitté quant à nous le 3 au matin…

Mardi 5 janvier

Nous entreprenons la Tongariro Alpine Crossing.

P1120874 Lever courageux mais difficile à 6h, pour un départ en car à 7h. 7h25, nous démarrons. Véritable petite marée humaine déversée par les nombreux bus qui assurent la navette.P1120822 Marche d’approche tranquille sur sentiers balisés, kilométrés. Pas de route, ni de chemin, pour aborder le volcan, rien que des pierres. Nous attaquons le Ngauruhoe par le nord, il est 9h. Silence et distance entre nous, chacun dans son effort récompensé à peine deux heures plus tard par la vue splendide que nous offre le sommet. Un deuxième cratère qui se cache derrière, un pique nique rapide au soleil, mais au vent, une quasi course dans les pierriers en descente… nous étions à peu près les seuls maîtres du monde ! C’était sans compter sur le flot humain qui poursuivait plus bas, en troupeau, le sentier tout tracé. Alors, en groupe, nous traversons des paysages tout autant spectaculaires tels que le cratère rouge, les lacs d’émeraude…P1120847 Puis interminable descente finie au pas de course dans la forêt pour attraper le bus de 15h. Récompense ultime de la journée : –       massage des pieds pour certains

–    bière et gâteaux apéros (mais ça c’est pour tout le monde…!)

NZ3

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Des chemins qui mènent à Russel (NZ North Island…)

 

On aurait pu – on aurait du ! – à Otonga, 22km de Whangarei, tourner à droite, direction Helena Bay, puis monter à Russel. Cela ne nous aurait cependant pas permis de nous ravitailler à Kawakawa, charmante petite ville désaffectée, sinistrée, vaguement peuplée de new zélandais patibulaires (mais presque !)… Non, cela ne nous l’aurait pas permis… Donc nous l’avons fait. Et plutôt que de suivre les panneaux « Russel 18km Ferry », il y avait sur la carte une petite route qui partait à droite et qui semblait au final relier Russel elle aussi. Soit ! Forcément, ils n’était nullement indiqué qu’après avoir fait des kilomètres dans le goudron chaleureusement fondu, nous allions traverser des champs de poussière d’une route qui aurait pu s’apparenter à une piste. Les oreilles m’ont sifflé en direct… Ceci dit, ô heureux hasard, nous croisions sur la route une exploitation d’huîtres que nous achetions sans nous poser bien de questions à un bel homme, vieux, et terriblement barbu, à raison de 10$NZ la douzaine (qui se révèlera être une quatorzaine). Fin de l’histoire aller… Comme l’on apprend souvent de ses « erreurs », et que nous avions bien envie de découvrir autre chose, nous nous simplifiâmes considérablement la route en empruntant le ferry qui relie Opua à Okiato : juste à se garer à la suite des voitures déjà en place, à se délester de 12$NZ, et le temps de se poser la question de l’heure du départ, le ponton se relève et les moteurs se mettent en branle. Finalement, tout aussi exotique, plus rapide, moins salissant… mieux ?… mais, et les huîtres alors ?

Tane Mahuta

                        « Le roi de la forêt » Vous êtes en présence d’un des arbres les plus anciens. Dans la cosmologie Maorie, Tane est le fils de Ranginni, le père Ciel et de Papatuanuku, la mère Terre. Tane a séparé ses parents en brisant leur étreinte primitive, pour apporter lumière, espace et air et permettre à la vie de fleurir. Tane est le donneur de vie. Toutes les créatures vivantes sont ses enfants. C’est le plus grand kauri vivant en Nouvelle Zélande. Il est difficile d’estimer précisément l’âge de Tane Mahuta, mais il se peut que Tane Mahuta ait poussé d’une graine il y a environ 2000 ans, pendant la vie du Christ. Les dimensions de Tane Mahuta sont :P1130167 –       hauteur du tronc : 17,7m –       hauteur totale : 51,5m –       circonférence du tronc : 13,8m –       volume du tronc : 244,5m3 Les racines nourricières des kauris sont peu profondes et délicates. Marcher en dehors des chemins de protection et des plateformes peut tuer ces arbres géants.

Departement of conservation

Te papa ataruhai

À mettre en fin sonore au visionnage du diaporama  qui suit:

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  Il était une fois l’enfer : LES SANDFLIES

« In Haast I survived the sandflies » Les sandflies… littéralement « mouches de sable », concrètement le cauchemar de tout être normalement vascularisé. La sandflie est une sorte de petite mouche noire insonore qui sévit dans les régions humides de la nouvelle Zélande. D’esprit grégaire, elle se déplace la plupart du temps en bande, en troupeau, ou plutôt en armée ! Car la sandflie attaque, elle pique, suce, se gorge du sang de son ennemi (qui pourtant ne lui a rien fait du tout !) L’ennemi en question ne prend souvent conscience de la présence de la sandflie que lorsqu’elle a déjà agi. Il ressent alors une sorte de douleur aiguë très localisée. Il dirigera – trop lentement – son regard vers le lieu en question, découvrira la mouche responsable, essaiera de la chasser (mais c’est qu’elle colle en plus !) et abdiquera en l’écrasant, énervé, sur sa peau meurtrie. En lieu et place de « feue la sandflie » apparaît une petite goutte de sans, puis très vite une « patte patte » boursouflure blanche d’environ 3mm de diamètre (bagatelle !), plus ou moins – chez certain(e)s – une phlyctène volumineuse. Mais aussi, et surtout, une envie irrépressible de s’arracher jusqu’au sang la peau, devenue lieu d’extrêmes démangeaisons. Et cette douce sensation de grattage durera au moins quelques jours, sinon une bonne semaines, avec quelques séquelles, il faut l’avouer, pour l’intégrité cutanées des chevilles, jambes, mains, avants bras… (Hauts lieux de prédilection d’attaque de la sandflie en question !).

à refaire en France

à refaire en France

ça, c'est notre quotidien, ça en deviendrait presque banal

ça, c’est notre quotidien, ça en deviendrait presque banal

balade au bord d'une faille

balade au bord d’une faille

bateau échoué, repéré, dessiné!

bateau échoué, repéré, dessiné!

Nous l’avons, à nos dépends, croisé plusieurs fois sur notre chemin. Haast fut – on le croyait à l’époque – le point culminant de notre lutte contre la sandflie. Pour preuves le noircissement intempestif du dôme de la tente au réveil, notre repli forcé dans la salle commune, le massacre organisé dans la voiture à notre départ du motel : « paie ton cadavre ! » x20 x50 x100… ? Et l’un de se vanter du nombre de tuées en même temps, l’autre de virer la carte, une main à s’arracher la peau des pieds, la seconde s’agitant inefficacement contre la nuée de ces saloperies de mouches noires. Toutes fenêtres ouvertes pour qu’elles ne s’accrochent pas, la voiture puant littéralement ce poison de repelient*, le baume du tigre à portée de main pour tenter de calmer l’insupportable grattage… Ce n’était que la mise en bouche ! Nous n’avions pas encore mis les pieds (vulnérables) dans le Southland. Entre la crise de gratte de 5h à 5h30 (paie ton réveil !), la baignade non autorisée par peur des morsures criminelles, les rougeurs style « coccinelle à l’envers d’environ 30 ans sur chaque cuisse » de la pourtant très jolie anglophone, il y eut le terrifiant passage par Milford Sound ! Milford Sound… et se s inquiétants hommes aux chapeaux moustiquaires, et son caleçon rayé anti sandflie (est ce la longueur, la couleur, les rayures horizontales qui allaient les faire fuir ?), et ses nuées de mouche à chaque arrêt faisant redouter chaque ralentissement dans le pagayage, et finalement ses pétages de plomb, parce que vraiment trop, c’est trop, parce que ces mouches rendent fous, parce que QUAND EST CE QUE ÇA S’ARRÊTE ??? Les solutions : 1/ ne pas venir en Nouvelle Zélande 2/ ne pas fréquenter les lieux humides de NZ (mais alors se référer au 1/) 3/ n’exposer aucune parie de son corps à la vorace trompe affamée de la sandflie 4/ utiliser sans détour le toxique repelient * qui fait fondre la peinture de l’aérosol. Rien que 40% de DEET mais « très agréable à appliquer » selon la notice. Un véritable poison pour la sandflie et n’importe qui s’en badigeonne 5/ souffrir en silence En cas de piqure : – le baume du tigre – le grattage (sans tirage), le saignage, le croutage, le marquage… paie tes cicatrices ! – la crème qui devait soulager (devait…) – le bouddhisme et le détachement de soi (ben voyons !) En résumé… JE HAIS LES SANDFLIES

CLCS (Comité de Lutte Contre la Sandflie)

 * en anglais dans le texte P1140174 P1130129 P1130147P1130746 Parce que les sons sont autant de souvenirs, voire de meilleurs que les photos, voici la musique qui va avec le dessin… d’un après midi pluvieux à Stewart Island, d’un back packer tellement accueillant avec sa grande salle, sa table gigantesque, sa télé, ses DVD, son dortoir mixte, et nous, au chaud, les jambes  sous les couvertures, à réfléchir à la façon de reproduire cet instrument à notre retour en France  : 

south gurgles, ou le son d'un endroit, ou le projet d'une réalisation

south gurgles, ou le son d’un endroit, ou le projet d’une réalisation

Les oiseaux de New Zélande racontés par les enfants : 

P1130213

DROLES DE BESTIOLES…..

2 commentaires

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  1. coco / Mai 27 2013 1 h 56 min

    Que c’est chouette !

    • avec1o / Mai 27 2013 22 h 02 min

      merci petite soeur, je confirme, c’était un beau voyage. il me tarde de re découvrir, de re partir, le plus beau reste, j’en suis sûre, à venir!

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